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Entre l’homéopathie et le citoyen, c’est un lien qui se tisse lentement

Les 3 M Maladies

S’adressant habituellement aux professionnels de la santé entre médecins et pharmaciens au cours des congrès et des cours de formation médicale continue, les membres de la Société Tunisienne d’Homéopathie (STH) ont organisé pour la première fois une journée Portes Ouvertes sur l’homéopathie pour le grand public. C’est une journée qui s’est tenue le 10 octobre 2015 au sein  de la galerie de l’information à l’Avenue H.Bourguiba à Tunis.

« C’est la première fois qu’on va directement au citoyen, précise Dr Anis Bamri, le secrétaire général de la STH. Notre objectif, à travers cette journée, étant de faire connaître et de sensibiliser le grand public à l’homéopathie, d’expliquer la place de l’homéopathie dans l’arsenal thérapeutique et de répondre aux multiples interrogations que tout citoyen peut se poser sur cette méthode thérapeutique. On a vu également qu’il était nécessaire d’éclaircir certaines confusions que beaucoup de personnes font entre l’homéopathie et d’autres médecines alternatives ».

Entre adultes, sujets âgés et même enfants, la présence se faisait hétérogène et composite. « Certaines personnes sont poussées par la curiosité de savoir, d’autres recherchent de plus amples informations sur l’homéopathie qu’ils connaissent déjà mais sans l’avoir essayée auparavant ou des habitués qui demandaient à connaître les indications de certains traitements homéopathiques, rapporte Dr Bamri. Ce qui est remarquable, c’est que la plupart des gens qui connaissent l’homéopathie l’aurait déjà utilisé essentiellement soit chez l’enfant soit pour des manifestations liées au stress ou encore pour des problèmes rhumatismaux dont notamment les lombosciatalgies. On a constaté aussi que ce sont surtout les femmes qui sont demandeuses de l’information bien plus que la gente masculine. D’ailleurs, nous tenons à ce que cette initiative soit le début de tout un programme de sensibilisation à travers le territoire tunisien et les membres de la STH comptent refaire d’autres journées informatives dans plusieurs villes telles que Bizerte, Sousse, Sfax, Gabes et Djerba surtout qu’il ya des médecins homéopathes un peu partout en Tunisie ».

Plus la journée avançait et plus le flux se faisait important mais on a réussi, tout de même, à dénicher quelques informations auprès de la vice-présidente de la STH, Dr Arjoun Houda, pédiatre et homéopathe de libre pratique.

« La STH a été créée depuis une vingtaine d’année et dont l’activité s’est particulièrement renforcée depuis 5 ans, précise Dr Arjoun. Nous tenons un congrès médical national d’homéopathie tous les deux ans et notre 4ème congrès est prévu pour le mois d’avril 2016. Nous proposons aux médecins tunisiens à Tunis et à Sfax des formations de base en homéopathie en collaboration avec le CEDH (Centre d’Enseignement et de Développement de l’Homéopathie) basé à Paris. La faculté de médecine de Sousse organise depuis 2004 en partenariat avec le CEDH et la STH un mastère d’homéopathie qui dure deux années et qui se ponctue par la soutenance d’un mémoire. Le diplôme obtenu est reconnu par le Ministère de la Santé et par le Conseil National de l’Ordre des Médecins. Des séances de formation médicale continue sont aussi programmées pour les médecins homéopathes en insistant particulièrement sur des thèmes qui touchent à leur pratique quotidienne, en l’occurrence les pathologies de la sphère ORL, les sinusites récidivantes, l’eczéma, l’asthme, l’Alzheimer, les troubles de la ménopause, l’autisme… Il faut savoir que l’homéopathie touche à toutes les spécialités mais ce sont surtout les pédiatres qui sont le plus concernés car les enfants, avec un système immunitaire encore immature, sont les personnes les plus vulnérables aux affections allergiques et aux infections ORL récidivantes ».

Dr Arjoun a souligné que le principal objectif de la STH est de former des médecins homéopathes réellement passionnés par cette médecine et compétents en la matière. « Je pense qu’en Tunisie, l’homéopathie et bien que ses médicaments ne soient pas encore remboursés par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie car considérés à tort comme des produits de luxe, est en train d’avancer et d’évoluer car nous croyons fortement en l’apport considérable de cette médecine inoffensive et totalement dénuée d’effets secondaires ».

E.K.L

 

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