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Cancer du pénis : une thérapie ciblée contre les formes agressives

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Pour de nombreux patients atteints du cancer du pénis, la chirurgie reste le seul traitement nécessaire. Mais dans les formes agressives de ce cancer rare, peu d’options thérapeutiques existent, notamment les thérapies ciblées.

Une nouvelle étude, de la revue Cancer, menée par des chercheurs de l’Université du « Michigan Compréhensive Cancer Center », décrit un programme complexe qui pourrait suggérer des essais cliniques potentiels de thérapies ciblées en identifiant des altérations génétiques potentiels.

Les dits chercheurs ont effectué le séquençage nouvelle génération  sur 43 cas de carcinome épidermoïde du pénis. Ces cas varient selon le stade, le grade et le sous-type. Quatorze échantillons ont été appariés pour inclure la tumeur primaire et le tissu métastatique.

Ils ont découvert une combinaison fréquente de modifications dans les gènes KRAS, HRAS et NRAS, ainsi que des altérations dans le gène EGFR. Alors que les tumeurs telles que le cancer du côlon soient couramment traitées avec des inhibiteurs de l’EGFR, les tumeurs avec KRAS ou des mutations NRAS sont, elles, résistantes à ces inhibiteurs.

« Dans le cancer du côlon, il ya tellement peu de mutations HRAS qu’ils n’ont pas été testé pour prédire la résistance aux inhibiteurs EGFR. Mais sur la base de la biologie du gène HRAS, NRAS et KRAS, nous pourrions s’attendre à ce qu’ils provoquent  une résistance. Vu que les mutations HRAS sont relativement fréquentes dans le cancer du pénis, cette  altération pourrait  avoir une incidence sur la réponse de la tumeur à l’inhibiteur de l’EGFR dans ce type de cancer », explique Tomlins, Pf de pathologie à l’Université du « Michigan Compréhensive Cancer Center ».

En outre, les chercheurs ont constaté des différences entre les tumeurs primaires originelles et les métastases dans les ganglions lymphatiques pelviens. Dans la plupart des cancers, les meilleures cibles thérapeutiques sont les mêmes dans les tumeurs primaires que dans les métastases, ce qui indique que les modifications génétiques se produisent au début du développement du cancer.

Ces résultats indiquent que dans les formes agressives de cancer du pénis, les mutations se passent dès que le cancer commence à se propager et plus d’une zone de la tumeur nécessiteraient alors d’être étudiées pour identifier les meilleures cibles thérapeutiques.

Enfin selon Tomlins, il ne serait pas aisé de prescrire  un médicament contre une mutation donnée sur la base d’un seul échantillon du cancer du pénis. On aurait besoin du profil génomique total d’une ou de plusieurs zones affectées pour choisir la meilleure stratégie de traitement.

 

B.H.S

 

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