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Une nouvelle cible de médicaments pour la maladie de Huntington             

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La maladie de Huntington est une maladie génétique et héréditaire. Elle  attaque la partie du cerveau qui contrôle les mouvements, détruisant les nerfs avec un barrage de  toxicité laissant  les autres parties relativement indemnes.

Des scientifiques du « ScrippsResearch Institute (IRST) » de Floride aux USA, ont établi de façon concluante qu’une protéine, appelée “Rhes,” joue un rôle central dans la  concentration de la toxicité de la maladie de Huntington dans le striatum, une petite section du cerveau qui contrôle les mouvements du corps et qui est potentiellement impliquée dans d’autres fonctions cognitives telles que la mémoire active.

Le Pf Subramaniam, qui a dirigé cette étude, et ses collègues, ont montré à l’aide de travaux antérieurs, que la protéine Rhes est  attachée  à une série répétitive de protéine huntingtine (désignée ainsi à cause de son association à cette maladie), favorisant l’augmentation de la mort des neurones.

La nouvelle étude montre que la suppression de la protéine Rhes réduit considérablement les problèmes de comportement dans des modèles animaux atteints de la maladie de huntington.

De plus, les dits scientifiques ont étendu les recherches, et ont révélé les effets de l’ajout de Rhes au cervelet, une région du cerveau normalement pas affectée en cas de maladie de Huntington.

En effet des animaux atteints de la maladie de Huntington et à qui on a injecté la protéine Rhes, ont connu une exacerbation des problèmes de motricité, y compris la perte d’équilibre et de coordination. Le Pf Subramaniam et ses collègues ont aussi constaté la présence de lésions et de neurones endommagés dans le cervelet  de ces animaux confirmant que la protéine Rhes est suffisante pour favoriser la toxicité et montrant que même les régions du cerveau normalement imperméable aux dommages peuvent devenir vulnérables si la proteine Rhes est surélevée.

Le Pf Subramaniam explique que cette étude publiée récemment dans le journal « Neurobiology of Disease », confirme le rôle de la protéine Rhes dans la maladie de Huntington et que l’étape suivante de ses travaux serait de développer un médicament qui inhibe l’action de cette protéine.

 

B.H.S

 

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