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Les tumeurs pancréatiques reprogrammés par un nouveau vaccin

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Des chercheurs de l’université Johns Hopkins School of Medicine à Baltimore,  ont découvert que la combinaison d’un vaccin et de la chimiothérapie à faible dose peut rendre un cancer du pancréas sensibles aux effets de l’immunothérapie. Ces résultats sont importants car, en général, ces cancers ne répondent pas à l’immunothérapie, vu que  moins de 5% seulement des patients survivent 5 ans après le diagnostic.

La nouvelle étude de l’équipe du Dr Zheng publié dans  « Cancer Immunology Research » vise à évaluer la façon dont les patients atteints d’adénocarcinomes canalaires pancréatiques (PDAC) pourraient réagir à un nouveau vaccin.

Appelé GVAX, ce vaccin a été développé à l’Université Johns Hopkins par le  chercheur Dr Elizabeth Jaffee et ce, pour “reprogrammer” les tumeurs en incluant les cellules T du système immunitaire qui sont en mesure de lutter contre le cancer. Pour ce faire, GVAX est composé de cellules tumorales irradiées qui ont été modifiés pour recruter des cellules du système immunitaire par la tumeur du patient.

L’étude s’est basée sur le cas de 59 patients atteints de la PDAC et  a duré de 2008-2012. Un groupe de patients a reçu  uniquement GVAX, un autre groupe a reçu GVAX, plus 200 mg/m2 de cyclophosphamide, et un troisième  groupe a reçu le vaccin GVAX plus une dose de 100 mg de cyclophosphamide par voie orale.

2 semaines après avoir reçu le vaccin, tous les patients ont subi une intervention chirurgicale pour se faire retirer leurs tumeurs. De l’analyse de ces dernières  excisées, les chercheurs ont découvert que le vaccin avait provoqué la création de structures appelées «agrégats lymphoïdes tertiaires.”

Ces agrégats – qui se sont formés dans 33 cas parmi 39 patients qui se sont avérés indemnes de la maladie – ont aidé à réguler l’activation et le mouvement des cellules immunitaires, et  ne figurent pas dans ces types de tumeurs naturellement.

En regardant de plus près, les chercheurs ont également constaté que les tumeurs étaient devenues immunogène, ce qui signifie que les cellules immunitaires entourant la tumeur ont maintenant la capacité d’attaquer les cellules cancéreuses.

«Notre étude a suggéré un nouveau modèle pour développer l’immunothérapie de manière plus efficace pour les tumeurs non immunogènes traditionnellement comme le cancer du pancréas», affirme M. Zheng.

 

B.H.S

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