Publicité

L’addiction au bronzage, expliquée par une hormone

Bien être Mon corps

Quand on parle des rayons UV, la première chose qui nous vient à l’esprit c’est qu’ils sont néfastes et qu’ils sont la cause de cancer. Eh ben figurez vous que les rayons UV sont aussi une source de dépendance. C’est ce qu’à révélée une récente étude menée par l’équipe du Dr Gillian Lynapp Fell du centre de recherche en biologie cutanée de l’hôpital général du Massachussetts à Boston aux Etats unis et publié dans la prestigieuse revue Cell. Cette étude pourrait être un début de réponse à l’addiction de certaines personnes aux bains de soleil et aux séances UV.

On savait déjà qu’une exposition aux UV, qu’elle soit naturelle (soleil) ou provoqué (séances UV), fait que les kératinocytes épidermiques synthétisent la pro-opiomélanocortine ou POMC, qui est transformé en hormone stimulant les mélanocytes, pour induire le bronzage. Grande nouveauté, cette étude, a montré, chez les rongeurs, l’existence d’un autre peptide dérivé de la POMC, la β-endorphine, synthétisé au niveau de la peau et qui suite à une faible exposition aux UV, voit ses niveaux plasmatiques augmentés.

Autre fait intéressant, une augmentation des seuils liés à la douleur a été observée qui, inversée par l’antagonisme opioïde pharmacologique, a impliqué les récepteurs opiacés. Le blocage de ces derniers par un antagoniste, combiné à une exposition chronique aux UV, a également suscité des signes de sevrage.

Dans le but de valider leurs observations, les chercheurs ont utilisés des souris knockout β-endorphine (où le gène POMC est dépourvu de C-terminal) et ont constaté qu’ils ne présentaient aucun changement significatif dans nocicepteurs, récepteurs sensoriels de la douleur, thermiques ou mécaniques, lors d’une exposition aux UV. De même, des souris dépourvues du suppresseur de tumeur p53, qui active directement la transcription du gène POMC dans les kératinocytes, ont montré que son expression était nécessaire pour des niveaux élevés de β-endorphine et des seuils de douleur.

Même si les auteurs ont émis certaines réserves, entre autres concernant leur model animal qui est nocturne et à poils, les preuves significatives d’une forte relation entre l’exposition aux UV et les conduites addictives chez l’homme est indéniable. Une addiction qui peut coûter chère, en raison des propriétés mutagènes des UV impliquées dans les formes courantes de cancer de la peau.

 

K.L

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée.Required fields are marked *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

*

Lost Password