Publicité

La fièvre de la Vallée du Rift, non ! Ce n’est pas un western…

Les 3 M Maladies Non classé

La fièvre de la Vallée du Rift (FVR) est une zoonose, c’est-à-dire une affection qui se transmet de l’homme à l’animal ou pareillement de l’animal à l’homme, causée par un virus, plus précisément un bunyavirus (du genre Phlebovirus).

Localisation ?

L’Afrique en général, Madagascar, l’ile de la Mayotte, l’Arabie Saoudite et le Yémen sont ses zones de prédilection.

Pourquoi la vallée du Rift ?

Ce n’est pas très exotique, cette maladie a tout simplement été isolée pour la première fois en 1931, chez un mouton de la province de la vallée du Rift, une des sept provinces du Kenya. Mais c’est l’épidémie de 1950, dans cette région, qui a fait le plus parler d’elle, entrainant le décès de 20 000 personnes et de 100 000 animaux. Plusieurs foyers ont aussi éclatés dans des pays comme l’Egypte (en 1977, 1978 et 1993), avec plus de 26 000 personnes atteintes, un taux de mortalité de 3 % et où le tableau clinique est très sévère, la Mauritanie, où en 1998 la maladie a atteint 1 264 personnes (dont 224 décès), l’Arabie Saoudite en 2001, avec plus de 882 cas dont 124 décès, le Yémen, toujours en 2001 avec 1087 cas et 121 décès, l’Afrique du Sud en 2010, avec 100 cas dont 7 décès et plusieurs pays africains comme la cote d’ivoire, le Kenya, le Malawi, la Tanzanie, le Zimbabwe, la Somalie (14 décès en 2007), etc.

Le vecteur ?

Pour ne pas changer, les vecteurs peuvent être des moustiques, ah, les sales bêtes ! L’espèce Aedes est la plus incriminée, même si Mansonia, Anopheles et Culex font aussi l’affaire. En réalité, l’infection par le moustique est négligeable, c’est surtout le contact direct ou indirect avec l’agent pathogène qui l’induit, et ceci par le biais du sang ou des organes d’animaux contaminés, par l’inhalation d’aérosols produits lors de l’abattage, par une blessure, par les interventions vétérinaires, etc. La consommation de lait frais non pasteurisé a aussi été évoquée.

Le tableau clinique

La période d’incubation varie de 2 à 6 jours. La maladie est bénigne et reste asymptomatique dans 50 % des cas, les complications sont rares et la maladie s’apparente à un syndrome grippal ou à une méningite avec une fièvre, des céphalées intenses, des myalgies, des arthralgies, une photophobie, des vertiges, des nausées, des vomissements et une prostration. Après 4 à 7 jours, la maladie régresse et le virus n’est plus détecté. Même si la forme bénigne est majoritaire, il existe cependant une forme grave caractérisée par des complications oculaires dans 0,5 à 2 % des cas, méningées dans 1 %des cas ou hémorragiques dans 1 % des cas. C’est cette dernière qui entraine généralement le décès, trois à six jours après l’apparition des symptômes, avec un taux de létalité aux alentours de 50 %.

Le traitement

Aucun traitement spécifique n’est disponible pour le traitement de la FPV, seul le traitement symptomatique prévaut. Des vaccins candidats sont encore à l’étude.

Il faut savoir que depuis 2005 et le nouveau règlement sanitaire international, des modèles de prévision et des systèmes d’alerte précoce ont été mis au point pour la FVR, à l’aide des images satellite et des données sur les prévisions météorologiques et climatiques.

K.L

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée.Required fields are marked *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

*

Lost Password